Les « zones bleues » des super-centenaires; quels enseignements pour la Belgique ?

Les « zones bleues » des super-centenaires; quels enseignements pour la Belgique ?

Les « zones bleues » des super-centenaires; quels enseignements pour la Belgique ?

Vous les connaissez ces zones, en Sardaigne, à Okinawa, en Grèce et au Costa-Rica où les super-centenaires sont plus nombreux et plus vaillants qu’ailleurs. Le démographe Michel Poulain écrit dans son article du Vif l’express du 22 février : « Au delà de la quête scientifique, une philosophie de vie » Ils ont un commun ces super-ainés, une certaine forme de dolce vita : rester actif physiquement et mentalement, agir sans hâte, tranquillement et surtout prendre du plaisir avec les condisciples. Partager des activités, des moments conviviaux et surtout conserver et même continuer à développer ce qui donne du sens à notre vie. Michel Poulain remarque « les zones bleues n’abritent pas de maison de repos. Les ainés sont mis en valeur dans les villages ». Notre analyse d’architectes est que les lieux que nous concevons pour les seniors ne doivent idéalement pas …. être réservé aux seniors. C’est l’isolement physique et mental qui dégradent les conditions l’existence. La maison de repos, la résidence-service, la maison d’accueil, tous doivent favoriser les échanges intergénérationnels. On peut également s’interroger quant à savoir dans quelle mesure les avancées technologiques au service de l’ainé et soulageant les aidants proches, ne favorisent pas en contre-partie l’isolement.

Revenons à du concret, ici et maintenant : « Comment l’architecture peut-elle favoriser les échanges ? «  Voici quelques pistes, mises en oeuvres dans une résidence-service et un groupe de logements, en construction à Fleron. Tout d’abord les accès au site sont multiples et ouverts. Ca semble évident mais la perception d’être le bienvenu est le premier critère d’accueil. Comme le restaurant de la résidence est ouvert à tous, Monique, Jean et les autres peuvent déjeuner avec leurs enfants ou amis très facilement. Et puis les mercredi après-midi, des familles en ballade sur le Ravel adjacent s’arrêtent pour manger une crêpe avec mamy ! Mais ce que Pierre et Simon préfèrent c’est qu’il peuvent utiliser le restaurant pour une fête d’anniversaire, ou une réunion de famille ! Même avantage avec les salles communes où nos ainés organisent des écoles de devoirs par exemple. La notion de partage s’entend aussi à l’extérieur. Le site accueille 10 maisons pour familles qui partagent avec la résidence un grand jardin commun. Encore une occasion de se croiser !